Comparatif de mobilité Le deux-roues motorisé est une solution efficace et réaliste

Tous les deux ans, la FEMA (Fédération Européenne des Associations Motocyclistes) coordonne à travers l’Europe , et à l’occasion de la Semaine de la mobilité, une série de tests comparatifs entre différents moyens de transport : transports en commun, voiture, vélo, trottinette, roller… et bien sûr, deux-roues motorisés (2RM).
L’objectif : comparer les temps de trajet et les coûts sur des trajets urbains aux heures de pointe, pour observer, chiffres à l’appui, la réalité de la mobilité quotidienne.

En France, cinq antennes FFMC ont pris part à l’opération :
La 33 (Bordeaux), 69 (Lyon),
25 (Besançon), 84 (Avignon) et 79 (Niort).
Et comme à chaque édition, les résultats parlent d’eux-mêmes.

Le deux-roues motorisé, champion du temps de trajet

À Bordeaux, Lyon, Besançon, Avignon ou Niort, la moto reste l’un des modes de déplacement les plus rapides :
• entre 15 et 30 % de temps gagné par rapport à la voiture,
• souvent deux fois plus rapide que les transports en commun,
• et avec un coût au kilomètre particulièrement contenu.

À Bordeaux, par exemple, le motard a mis 23 minutes pour parcourir un peu plus de 10 km, contre 37 minutes en voiture et 1 h 04 pour le piéton + transports en commun.
Même constat à Lyon, où le deux-roues termine premier avec un trajet de 28 minutes, loin devant le bus et le métro, malgré une distance de 16 km.
Ces écarts ne sont pas anecdotiques : ils rappellent qu’en zone urbaine dense, le 2RM est une solution efficace, flexible et peu encombrante, qui fluidifie la circulation au lieu de la saturer mais ça normalement vous le savez...

Le vélo, une alternative crédible… mais encore limité sur les long trajets

Cette année : les cyclistes tirent leur épingle du jeu sur plusieurs parcours.
À Besançon ou Niort, le vélo rivalise presque avec la moto en temps de trajet, avec surtout un coût quasi nul contrairement à la moto.
La montée en puissance du vélo à assistance électrique (VAE) contribue sans doute à ces résultats encourageants.
Mais sur les distances plus longues, le vélo reste contraint par la fatigue, la météo, et la sécurité souvent insuffisante des aménagements.

Trajet FFMC 69

Transports en commun : coût modéré, efficacité en berne

La solution piéton + transports en commun est souvent la solution la plus économique (et encore)… mais au prix d’une forte perte de temps.
Dans toutes les villes testées, les transports collectifs se classent bons derniers sur la rapidité : à Lyon, plus d’1 h 16 pour 16 km, et à Bordeaux, plus d’une heure également pour 10,8 km.
En clair, une alternative low-cost pour qui n’est pas pressé, mais pas concurentielle avec la voiture pour les trajets quotidiens.

La voiture, lente et coûteuse

Sans surprise, la voiture reste l’option la plus onéreuse et souvent la plus lente en + !
Le coût du carburant, du stationnement et de la congestion urbaine la rendent de moins en moins rationnelle sur les trajets quotidiens surtout lorsque cette tonne d’acier (au minimum) ne transporte qu’une personne.

En moyenne, les conducteurs mettent entre 20 et 40 % de temps en plus que les motards, tout en dépensant jusqu’à dix fois plus par trajet.

Des données précieuses pour penser la mobilité de demain

Derrière ces comparaisons ludiques se cache un travail d’observation essentiel et qui illustre parfaitement les combats de reconnaissance de la moto-solution poussés par la FFMC.

Ces données, collectées par les antennes et partagées à la FEMA, servent à documenter le rôle concret des 2RM dans la mobilité urbaine jusqu’au niveau européen.

Elles permettent aussi d’alimenter le dialogue avec les institutions : l’objectif n’est pas de dresser les modes de transport les uns contre les autres, mais de montrer leur complémentarité, et de rappeler encore que le deux-roues motorisé apporte une partie de la solution.

Cette expérience permet de donner des billes pour repenser la mobilité mais sert aussi de comparatif avec les précédentes années afin de constater comment les prix de l’essence et des transports en commun ont énormément augmenté. En se basant sur le même trajet de l’antenne FFMC 33 (10,8km), on remarque que entre 2017 et 2025 le coût du trajet à moto est passé de 0,84 centimes à 1,12 euro et que le ticket pour les transport en commun a augmenté de 1,50 à 1,90 euro soit une augmentation respective de 33,3 % pour le trajet à moto et 26,7 % pour le ticket de transport en commun... (aïe)

La FFMC 33, Mobility Test 2017
La FFMC 33, Mobility Test 2025

En conclusion

Les tests de la semaine européenne de la mobilité 2025 confirment ce que les motards expérimentent chaque jour :
le deux-roues motorisé permet de gagner du temps, économise de l’espace, et réduit la congestion.

Mais ils soulignent aussi la montée en puissance du vélo, la nécessité d’améliorer l’offre de transports collectifs surtout si on veut imposer des ZFE ;), et l’urgence de repenser la mobilité urbaine dans sa globalité sans nous oublier comme il a été trop souvent le cas par le passé.

Au-delà de ces chiffres, la mobilité, c’est avant tout la liberté de se déplacer efficacement, durablement, en sécurité… et ensemble.

A la FFMC, nous encourageons un partage de la route qui ne soit pas une ségrégation des modes de transport.

Toutes les datas brutes sont disponibles ci dessous.