Zones à faible émission, l’enfumage continue

Pour le confinement à perpétuité des utilisateurs de véhicules motorisés, le gouvernement passe la deuxième couche. L’encre de la consultation publique sur l’obligation d’étendre les « zones à faibles émissions » (ZFE) qui s’est tenue entre le 23 mars et le 12 avril dernier n’est pas encore sèche et aucun résultat n’est publié. Pourtant le ministère de l’écologie punitive engage déjà un nouveau chargeur dans sa mitrailleuse pour éradiquer les vieux véhicules hors du territoire national.


Du 1er au 22 mai 2020, une nouvelle consultation publique en ligne est lancée en toute discrétion par le ministère de la transition écologique pour refaire passer en catimini un projet de décret relatif « au non-respect de manière régulière des normes de la qualité de l’air donnant lieu à une obligation d’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité ».
Voir http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-relatif-au-non-respect-de-maniere-a2143.html

Dans les arguments avancés, il s’agit toujours de lutter contre la pollution atmosphérique produite par les véhicules à moteurs qui émettent des dioxydes d’azotes et des micros-particules nocives pour notre santé.
Le classement d’acceptation des véhicules est toujours fondé sur leur date de première mise en circulation et donc, de la vignette Crit’Air inventée par Ségolène Royal quand elle était ministre de ces questions. La mise en circulation de ces véhicules est censée garantir le respect des normes environnementales imposées aux fabricants d’automobiles depuis déjà quelques années et plus tardivement pour les deux-roues motorisés qui se retrouvent pourtant alignés sur les mêmes bases de restrictions que les voitures.

La lutte contre la pollution et la protection sanitaire des populations, quel sujet crucial, surtout en ce moment ! Justement, le confinement auquel a été assigné la population depuis la mi-mars a entraîné une baisse historique de la circulation des véhicules dans les villes désertées…
Et pourtant, alors qu’il n’y a presque plus de véhicules dans nos rues, la pollution aux micros-particules, celle qui justifierait la mise en place des ZFE, n’a pas vraiment baissé… le 28 mars dernier, les capteurs d’Air-parif enregistraient même un pic d’alerte aux micros-particules en Île-de-France : sur l’ensemble des mois de mars et d’avril 2020, la qualité de l’air à Paris ne s’est pas vraiment améliorée, en dépit d’une baisse notable des dioxydes d’azote et du gaz carbonique. Les causes de ces pollutions aux micros-particules seraient dues à la situation météorologique saisonnière, les épandages agricoles particulièrement actifs au printemps, le chauffage urbain et autres pollutions industrielles à base de charbon…

La lutte contre la pollution à bon dos… elle permet surtout de prétexter l’urgence à empêcher toujours plus les citoyens de se déplacer dans leurs véhicules en rendant obligatoire la mise en place des ZFE sur l’ensemble du territoire, que les maires soient d’accord ou pas.
Une fois que les décrets seront publiés, ce sera la loi ! Et les parlementaires qui devraient en discuter, comme c’est le principe de base dans une démocratie, n’auront plus qu’à obéir.
Mais nous qui ne sommes que des citoyens, ne serait-il pas temps, enfin, de désobéir ?

P.-S.

Au fait, d’où ça vient tout ça ?
La Loi d’orientation des mobilités, votée elle aussi "discrètement" le 24 décembre 2019, prévoit "de subordonner l’obligation de création d’une ZFE-m au fait que les transports terrestres « sont à l’origine d’une part prépondérante des dépassements » des normes de qualité de l’air." Il s’agit, dans la "consultation publique" en question, de produire deux articles :
Le premier article fonde le non-respect de manière régulière des normes de la qualité de l’air sur le dépassement d’au moins trois années sur les cinq dernières années civiles des valeurs limites (article R. 221-1 du code de l’environnement) des émissions relatives au dioxyde d’azote (NO2), aux particules fines PM10 ou aux particules PM2,5. Le projet de décret prévoit également que le périmètre pris en compte pour mesurer ce non-respect s’étend sur l’intégralité de la zone administrative de surveillance dont la collectivité dépend, afin d’éviter la stigmatisation des seuls territoires sur lesquels une station dépasse. Enfin, le second nouvel article caractérise la notion de prépondérance des transports routiers à l’origine des dépassements des valeurs limites.

Autant dire que la messe est dite d’avance puisqu’il sera impossible de corréler le dépassement des valeurs et le fait que ce dépassement vienne des transports... ce qui est pourtant quasi démontré par les dépassements qu’on a connu sans circulation : CQFD...

2 commentaires

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  • Bonjour,
    bien dit tout ça !! je te rejoins. Mais ces gens qui veulent notre bien ne sont pas aussi idiots que leur prédécesseurs, ils ont appris de leurs erreurs passées. Sans moins de cynisme, ils nous maintiennent la tête hors de l’eau avec des aides plus ou moins financières. Tant que nous aurons accès à ces amortisseurs sociaux (c’est comme ça que ces cyniques appellent ces aides), ils n’auront rien à craindre. Ils peuvent d’autant plus dormir tranquille, que la révolution se fait à notre époque en version 2.0. Tout le monde derrière son clavier, à gueuler, mais personne (ou trop peu) pour passer dans la vraie vie. Espérer renverser la table avec les réseaux sociaux !!! Mort de rire ! Je ne connais pas de changement profond, de véritable rupture qui ne soient violente. Citez moi depuis 200 ans, une avancée sociale, sociétale et durable qui n’ait été acquise que par le jeu démocratique apaisé (1848, la commune, le front populaire, mai 68) et je rangerai ma rage !
    Aux armes citoyens ! Ca passe déjà par la lutte contre les ZFE !

  • Bonjour à tous.
    Hélas cela fait longtemps que nous sommes manipulés. Ainsi la façon de décider les réductions de vitesse sur Marseille étaient déjà annoncés comme basée sur des évaluations qui par la suite n’ont jamais été vraiment vérifiées. Les cartes fournies par Atmosud sortes le jeudi en annonçant une pollution réelle le dimanche alors que la méto change parfois en rapport des prévisions météo dont celui de la puissance et de l’orientation du vent. Consquences on dépollue en évéluation les centres villes en augmentant celui de la périphérie et en ne tenant pas compte des particules des bateaux et que le vent n’a pas de limites territoriales. Choses bizare c’est toujours le vendredi et le dimanche soir que les pics les plus rouges aparaissent alors que les travailleurs pollueurs ne sont plus en activités et que les résidents non pollueurs sont présents. la crise du conavirus confirmant ces constatations. Même si en ce moment certains disent à nouveu le contraire du contraire du contraire de ce qui est ou pas pollué et responsable de ces émanations.
    Par ailleurs concernant les polluants les analyses faites ne sont réalisées que sur les polluants désignés et non pas en analysant tout ce qui se trouve dans les prélèvements. A partir de là aucune surprise pour ma part. Seul chose dommageble ce sont tous les esprits endoctrinés dès la crèche et ceci depuis plusieurs décénnies sur des informations réelles mais partielles. des omissions ou minimisations comme le déplacement des poles, les érruptions solaires de plus en plus nombreuses et puissantes, le fait qu’avant d’être glacé, l’océan artique était vert de végéttion (ce qui explique pourquoi tant de gros industriels et pays veullent à tout prix exploiter ces terres avec la fonte des glaces). Les choix bio (donc pour certains ecologiques car limitant le nucléaire) ne le sont pas toujours comme les centrales thermiques par biomasse (Gardanne qui à l’instar de l’Allemagne est passé du charbon à l’arrêt puis à nouveau biomasse) la créaton d’éolienne (au pieds de la Sainte Victoire et de champs immenses de panneaux solaires dans le massif du luberon ne modifient pas notre planète eux...., et plein d’autres éléments qui font que tout cela est dénaturé et mensongers par ommisions volontaires ou pas
    mais sert les profits crée du chômage tout en recréant soit-disant d’autres emplois mais différents et ailleurs . Donc déplacement des populations dans un sens pui s dans un autre avec augmentation des trajets individuels. A marseille on a chassé le trzin de lz ville pour remplacer les wagons par une foultitude de véhicules utilitaires. On engorgé les grandes métropole créant insi d’autres besoins de déplacement dérangeant encore les bien penson sait presque depuis l’antiquité que notrr planète évolue et disparaitra, mais on continue de faire des guerres de changer les emplois de lieux. d’accuser de tous les maux, y compris de la pollution, le peuple d’en bas, les sans dents, les racailles (qui n’ont plus de travail depuis au moins 3 générations dans la ceinture rouge, mais aussi à proximité des toutes les grosses agglomérations et qui dont les aieux ont eu le tort de reconstruire la France après la seconde guerre mondiale à la place des prisoniers). On nous confine pour environ 28000 morts environ (à ce jour) alors que le cancer en fait environ 150 000 par an et on laisse les tabac ouverts. On nous impose d’imprimer un document différent tous les jours et nous verbalise à outrance pour un rien alors que ces messieurs d’en haut traversent la France pour voir le Dr Raoult qui les dérange. Bref on se fout de notre figure. Bill Gates peut créer une fondation pour lutter contre le coronavirus.... il paiera moins d’impôts tout en faisant fonctionner encore plus ses laboratoires pharmaceutiques et concervant un monopole sur ce qui sera produit... nécéssitant la traversée des océans... Et puis je pourrai en dire encore des pages et des pages de ces injustices nous manipulant pour faire du fric en haut en faisant payer en bas. Soyons servils, marchons l’échine curbée comme un serf Sous Catherine II de Russie ou un esclave sous le fouet du Blanc au Amériques... nous y revenons avec soumission.
    Appel de phare révolté à tous