Restrictions de circulation, les motards écrivent aux élus locaux Zones à faibles émissions et restrictions de circulation

La Fédération française des motards en colère alerte les élus locaux sur l’aspect anti-social et contre-productif des restrictions de circulation visant à interdire le déplacement des véhicules anciens, notamment les deux-roues motorisés, dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air en milieu urbain.

C’est par des courriers et des demandes de rendez-vous que les antennes départementales de la FFMC souhaitent alerter les élus locaux sur l’extension des zones dites « à faibles émissions ».

Engagés pour la réduction de l’empreinte environnementale des déplacements motorisés, nous nous interrogeons sur les choix gouvernementaux qui traitent la question des déplacements en deux-roues motorisés (2RM) sans prendre en compte leurs avantages.
Ces avantages sont leur légèreté, leur faible encombrement, leur très faible part dans l’ensemble des émissions polluantes des transports terrestres et l’usure inexistante de la voirie que les 2RM peuvent emprunter sans nécessiter aucun investissement supplémentaire.
À tous ces titres, le 2RM constitue une alternative optimale à la voiture utilisée par une seule personne pour les déplacements quotidiens.

La question de l’urgence environnementale nous confronte également à des enjeux sociaux : les populations les moins fortunées sont celles qui ont le moins les moyens de remplacer leur véhicule ancien par un modèle neuf ou suffisamment récent pour répondre à des normes de pollution plus exigeantes.
Quand les gens ne peuvent pas se passer d’un véhicule, c’est parce qu’ils n’ont pas d’offre de transports collectifs à proximité (bus, lignes de trains à desserte locale), parce que les services publics (santé, éducation, activités socioculturelles et sportives..) sont parfois à plusieurs dizaines de kilomètres et parce que ces personnes doivent aussi rejoindre des grosses agglomérations. Pour les populations en difficulté, ces restrictions de circulation vont devenir des assignations à résidence et ne peuvent qu’accroitre leur déclassement social. Ces contraintes ont particulièrement été révélés en 2019 avec la contestation sociale qui s’est exprimée dans le pays.

Sur le plan « politique », nous observons également que lorsqu’elles sont perçues comme « punitives », quand elles s’appliquent essentiellement aux citoyens et non aux systèmes économiques générant la pollution, ces mesures voulues pour protéger l’Environnement finissent par exaspérer les électeurs qui se tournent alors vers des offres électorales aux visées bien éloignées des enjeux écologiques.

L’intégralité du courrier adressé aux élus locaux est à télécharger sur le pdf ci-dessous, ainsi qu’une note sur les avantages des 2RM en milieu urbain :