La commission des transports a approuvé une proposition visant à supprimer la flexibilité actuelle concernant le contrôle technique périodique des motocyclettes de plus de 125 cm³, afin de rendre obligatoire, sans exemption, la mise en œuvre de ces contrôles dans tous les États membres. Elle soutient également l’extension du contrôle technique aux motocyclettes électriques de forte puissance.
La réglementation européenne actuelle autorise des alternatives aux contrôles techniques obligatoires, que plusieurs États membres ont mises en œuvre avec succès. Cette nouvelle approche européenne obligatoire supprime toute flexibilité sans preuve d’une moindre valeur ajoutée pour la prévention des risques routiers.
Chris Hodder, responsable des affaires publiques de la FIM, et Wim Taal, secrétaire général de la FEMA, travaillent activement depuis des mois sur la question du CT2RM à Bruxelles, en s’adressant aux eurodéputés de tous les groupes politiques.
Prochaines étapes : Par 32 voix contre 10 et une abstention, les députés européens ont décidé d’entamer des négociations avec les pays de l’UE sur la version finale de la législation. Cette décision doit encore être approuvée par le Parlement en séance plénière, qui se réunira à la mi-mai 2026.
Le secrétaire général de la FEMA, Wim Taal, a déclaré : « Ce résultat est très décevant après toutes les discussions que nous avons menées avec la FIM et les membres du Parlement européen. L’extension du contrôle technique périodique obligatoire (CT) à toutes les motos est souvent justifiée par l’argument selon lequel “les contrôles améliorent la sécurité”. Or, les faits ne confirment pas cette affirmation. Les données à l’échelle de l’UE montrent que les défauts techniques ne sont quasiment jamais la cause des accidents de moto. Le comportement des usagers de la route et l’état des infrastructures sont les véritables problèmes, et le CT n’y remédie en rien. »
Wim Taal poursuit : « La réglementation européenne actuelle autorise des alternatives nationales efficaces aux contrôles techniques obligatoires, que plusieurs États membres ont mises en œuvre avec succès. Une approche européenne obligatoire supprime toute flexibilité sans preuve de valeur ajoutée pour la sécurité routière. »
La grande majorité des accidents sont liés au comportement du conducteur, à la conception des routes et à des problèmes d’infrastructure, et non à des défaillances mécaniques (voir ici pourquoi). Les organisations qui réclament un contrôle technique obligatoire pour toutes les motos n’ont présenté aucune preuve d’amélioration de la sécurité. Les politiques devraient se fonder sur des données réelles relatives aux causes des accidents, et non sur des suppositions.
Le texte doit encore être approuvé en session plénière du Parlement Européen avant d’être
examiné à nouveau par le Conseil des ministres de l’UE qui s’était prononcé l’année dernière contre cette sévérisation du contrôle technique pour les 2RM.

