Bruit excessif : l’année des méduses !

Comme l’a titré Motomag dans son numéro 360 de septembre 2019, cette année pourrait bien être l’année des "méduses". En effet, suite à des plaintes de riverains de la célèbre vallée de Chevreuse, à l’ouest de Paris, bien connue des motards franciliens pour ses "17 tournants", l’organisme Bruitparif a développé un système d’enregistrement sonore que beaucoup annoncent comme un premier pas vers une verbalisation automatique. Explications.

Bruitparif est l’équivalent pour le bruit d’Airparif pour la pollution de l’air : un organisme francilien d’évaluation technique de l’environnement sonore. Pour autant, le fait de mesurer le bruit en vallée de Chevreuse, et d’en identifier les auteurs, n’est pas nouveau tant les plaintes de riverains excédés par le bruit de certains deux-roues sont nombreuses.

Une étude très documentée en 2018

Les emplacements de mesure
Bruitparif a réalisé une étude du volume sonore émis par les deux-roues motorisés dans ce secteur l’an passé, étude très bien documentée, et qui proposait dans sa conclusion de tester ces fameux capteurs "méduses", dispositifs de mesure et d’enregistrement du bruit développés et brevetés par Bruitparif.

Vers la verbalisation ?

L’objectif annoncé par Bruitparif de cet essai, annoncé explicitement en conclusion de cette étude , était double :
- valider la capacité de la « méduse » à bien identifier les engins excessivement bruyants et de tester la mise en place d’une signalisation incitative innovante sur le bruit (à l’image des radars pédagogique de vitesse), qui pourrait à terme ouvrir la voie à un contrôle sanction automatisé.
- effectuer un suivi sur la durée à l’aide de ce type de capteurs permettra également de mettre en évidence l’impact de la mise en place de mesures visant à réduire les comportements excessivement bruyants (limitation de vitesse, radars automatiques, actions de sensibilisation, expérimentation de plages de moindre bruit le week-end...).

Cette expérimentation sonne comme un signal d’alarme pour les usagers les plus bruyants. Si la situation ne s’améliorait pas rapidement a minima dans les zones "sensibles" comme la vallée de Chevreuse, tout conduirait à la dernière extrémité : une verbalisation automatique dont tous les ingrédients seraient déjà prêts ! À bons entendeurs...