À la plateforme des communicants : on s’adapte, mais on garde notre voix
La FFMC y est présente depuis plusieurs éditions pour apprendre, discuter et s’inspirer.
Lors de la dernière réunion de la plateforme des communicants du 13 juin dernier , nous avons présenté deux actions emblématiques de notre engagement :
"Super Héros de la Mobilité", notre dernière campagne au salon du 2 roues de Lyon qui valorise les bons comportements sans injonctions moralisatrices, en utilisant des références communes et qui avait pour objectif de toucher les plus jeunes motards.
L’Éducation Routière de la Jeunesse (ERJ), nos interventions dans les collèges et lycées menées par nos bénévoles formés, pour parler de prévention du risque routier sans être donneur de leçons : pour que la réflexion viennent d’eux et non de nous !
Le tout présentée par Aurélie Ronfort responsable du programme ERJ et tête pensante de la campagne "Super Héros de la Mobilité"
Cette plateforme réunit institutionnels, collectivités, associations et communicants de tous horizons. Nous y avons pris la parole pour rappeler que d’autres approches sont possibles : plus humaines, plus proches du terrain, plus respectueuses des usagers. La communication doit parler aux motards, pas à leur place !
Au CNSR : présents pour défendre nos positions, pas pour s’y fondre
Le 10 juin dernier, nous étions également présents à l’ouverture de la nouvelle mandature du Conseil National de la Sécurité Routière. Une instance où nous siégeons avec une conviction : la voix des usagers à deux-roues motorisés doit y être entendue. Pas comme une variable d’ajustement mais comme une composante à part entière de la mobilité et des politiques de partage de la route.
À l’ordre du jour : nouvelles mobilités, cohabitation, infrastructures, comportements à risque, formation… mais toujours cette tentation de réduire la sécurité routière à une question de morale individuelle, là où nous savons qu’elle est aussi une question de choix politiques, d’aménagements concrets, et de reconnaissance de nos pratiques.
Nous ne sommes pas dupes. Nous restons attentifs aux potentiels glissements de discours, notamment autour de la "culture du risque", des "addictions", de la "répression aveugle" ou du "partage de la route" imposé unilatéralement. Nous y faisons face avec arguments, expériences, et contre-propositions.
Notre présence dans ces espaces fait partir d’une stratégie de veille, de transmission et de défense des libertés. Si nous n’y étions pas, d’autres parleraient à notre place. En étant présents, nous faisons exister une autre vision de la sécurité routière : moins verticale, moins punitive et la plus équitable et la plus inclusive possible.
La déléguée interministérielle Florence Guillaume a insisté sur la nécessité de travailler sous l’angle de deux principes chers à la FFMC : l’éducation et la prévention.
s’est réjoui Didier Renoux mandataire CNSR pour la FFMC.
Et notre parole, aujourd’hui, peut porter dans des lieux où hier, elle dérangeait.