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2014 : un bilan de sécurité routière en demi-teinte

jeudi 18 décembre 2014

Pour la première fois depuis douze ans, la courbe de mortalité routière amorce une légère remontée. Les catégories les plus touchées concernent les piétons, les cyclistes et les cyclomotoristes, c’est-à-dire les usagers les plus exposés… à l’exception remarquable des motocyclistes. Comme quoi les combats menés par la FFMC depuis plus de trois décennies donnent des résultats.

Le bilan de la sécurité routière en France en 2014 (dont les chiffres définitifs ne seront pas connus avant courant 2015) est annoncé comme plus « mauvais » que celui de 2013 qui avait été la meilleure année jamais recensée.

En 2013, selon les données de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 3 268 personnes sont décédées d’un accident de la route en France métropolitaine (+ 159 tués en comptant les 5 départements O-M).

Pour 2014, les estimations de l’ONISR sont de 3 416 tués fin novembre.

Depuis plusieurs mois, les catégories d’usagers les plus impactées sont les piétons (estimation à + 15% en 2014 selon l’ONISR), les cyclistes et les cyclomotoristes. Les accidents mortels impliquant des poids-lourds sont en hausse. La mortalité des automobilistes est stable et la mortalité des motards est en baisse… de –6% ! Néanmoins, la part des blessés graves à moto est en augmentation.

Le détail et les graphiques de référence de l’ONISR sont accessibles à
http://www.securite-routiere.gouv.fr/la-securite-routiere/l-observatoire-national-interministeriel-de-la-securite-routiere/barometres-mensuels/barometres-mensuels

On le voit bien, ce sont les usagers les plus exposés (autrement dit ceux qui n’ont pas de carrosserie) qui payent le plus lourd tribut à l’insécurité routière. Ca ne veut pas dire qu’ils sont les responsables des accidents dont ils ont été les victimes. Mais on note également que concernant les piétons, les cyclistes et les cyclomotoristes, ces usagers sont ceux dont les vitesses de déplacement sont les plus basses.

Puisqu’on parle de la vitesse, thème qui a monopolisé les débats du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) cette année, on sait aussi que toutes les vitesses moyennes enregistrées sur tous les réseaux sont en moyenne en-deçà des vitesses maximum autorisées. Selon le bilan ONISR de la SR 2013 qui vient d’être publié en version provisoire, page 77, un graphique dit que :
• Sur le réseau à 130, la vitesse moyenne est de 117 km/h
• Sur le réseau à 110, la vitesse moyenne est de 100 km/h
• Sur le réseau à 90, la vitesse moyenne est de 81 km/h
• Sur le réseau à 50, la vitesse moyenne est de 47 km/h

Face à la hausse de la mortalité, les tenants de la ligne la plus dure en matière de politique de sécurité routière réclament une baisse généralisée de la vitesse maximum autorisée sur le réseau des routes bidirectionnelles de 90 à 80 km/h. Or, la vitesse moyenne constatée du réseau à 90 est déjà de 81 km/h.

A la FFMC, on estime plutôt que ce qui plombe ce bilan 2014, c’est l’inattention et notamment, l’usage de plus en plus fréquent des moyens de téléphonie mobile en situation de conduite. Les voitures sont de plus en plus sûres, de plus en plus confortables… très bien, mais est-ce que ça ne favoriserait pas la désimplication de leurs conducteurs ?

Voir notamment : http://www.motomag.com/Statistiques-la-hausse-d-octobre-2014-n-est-pas-due-aux-motos.html#.VJGp9v8AA

La Direction de la sécurité et de la circulation routières (DSCR) vient de lancer un film (http://www.securite-routiere.gouv.fr/medias-outils/campagnes/la-magie-de-noel-mathieu-amalric-signe-un-film-contre-les-textos-au-volant) réalisé par Mathieu Amalric pour inciter les automobilistes à ne plus faire usage de leur téléphone au volant… très bien. Mais à quand une campagne d’information grand-public pour rappeler notamment au respect des distances de sécurité, élément majeur de la sécurité sur la route ? Quand un conducteur est attentif aux interdistances, il va moduler automatiquement sa vitesse aux circonstances, il anticipe, il observe les autres… il redevient un usager conscient de ce qu’il fait et il utilise son meilleur équipement de sécurité qui est son cerveau.

Les motards, conducteurs les plus impliqués

Pourquoi la baisse de mortalité routière est-elle constante chez les motocyclistes depuis plusieurs années ? Tout simplement parce qu’ils sont les conducteurs les plus impliqués face aux enjeux de sécurité routière. Ils sont conscients de leur vulnérabilité, ils sont de plus en plus nombreux à adopter d’eux-mêmes des vêtements de protection que la loi n’impose heureusement pas encore…
Ils sont bien formés et bien informés : ils lisent des magazines de motos qui parlent souvent de ces questions de sécurité routière, qu’ils soient d’accord ou pas sur les arguments présentés… De par leurs pratiques communautaires, ils en rediscutent sur leurs forums Internet, dans leurs rassemblements, leurs balades… ils se préoccupent de l’état des routes, ils ont des avis sur les infrastructures routières et ils sont également des multi-conducteurs, auto, vélos.

Bref, ils savent depuis longtemps que la sécurité routière, ça se construit avec les usagers… et pas contre eux.

Bonne fêtes de fin d’année et bonne route !

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